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L’obsession du Temps qui coule

samedi 15 août 1998, par michel roszewitch

Parce que mes mémoires, elles ont commencé le 1er janvier 1962, quand j’ai appris à écrire sur un petit carnet "CLAUDE" (déjà ?). Mais non ! les lampes, la lumière !, et que, malgré tout, je pensais tout de même auparavant !

A l’époque, j’avais peur de gâcher. De gâcher ma vie. De la laisser s’écouler sans laisser de trace. Et comme j’avais l’impression de ne pas exister, au moins je laissais des traces en réunissant une foule de détails qui fabriqueraient une mosaïque de ma vie, des espèces de petites taches de couleur, un pointillisme. Celà n’était pas fait pour être lu, surtout pas ! Plutôt comme des petits cailloux blancs, des points de repères qui me permettaient d’illustrer mes souvenirs, d’éclairer des détails, pour plus tard. Celà s’est infléchi. c’est devenu une espèce de confident, de pôle de réflexion, et tout celà a vécu jusque vers 1976 - 1978. De 15 à 30 ans. Puis je me suis lassé, suis tombé dans la monotonie, dans l’atonie, la langueur, la longueur, la perte de densité. Je ne vivais plus, devenais grave, comme une note qui s’allonge. Quand le Temps s’étire, il se raccourcit, se vide. Bizarre le Temps. Obsession du Temps. Moins d’importance, plus d’importance. Passé le demi-siècle, je ne sais pas, ne sais plus. Mais les couloirs vers l’enfance et ses obsessions existent toujours, peut-être de plus en plus présents, de plus en plus nets. Est-ce un passage avant l’oubli définitif, avant l’oubli temporaire. Ou au contraire n’est-ce pas une sorte de mouvement circulaire, cyclique, une espèce de balancement, de flottement ?

P.-S.

Mal parties pour être littéraires, mes élucubrations. Une sorte de bouillie ! Il est temps de structurer. Structurons donc, en tirant par un bout, et jetons tout celà sur le papier.

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