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Qui implorer à la mort d’un enfant ?

vendredi 11 novembre 2005, par Claude Cordier

10/05/2002

Dieu et le Diable n’ont aucun pouvoir sur les terribles déviances des adolescents, violence, suicide, anorexie. Mais, que font les anges ?


Comme il est facile de parler de Dieu et du Diable quand on ne les a pas affrontés dans notre corps ou le corps de nos enfants. Le diable s’incarne très bien dans un adolescent violent que les hautes instances proposent d’interner tant il paraît dangereux, sa génitrice refuse cette solution et prend en charge les difficultés de l’enfant. L’adolescent ne va pa mieux, les influences diaboliques ont pris le dessus, il n’est plus opportun de l’interner, mais le mal fait son chemin sous couvert de normalité apparente, de trace de martyr, mais prompt à passer à l’acte brutal. Le démon prend aussi la forme de l’anorexie de la petite qui régurgite toute nourriture, détériore son corps, perd tout contact avec la réalité, s’exhibe tel un squelette devant ses géniteurs, comme preuve visible de leur incapacité à élever et rendre heureuse leur progéniture. Face au diable, face à dieu, que font les parents coupables de n’avoir pas prié la bonne divinité qui protégera sa progéniture ? Ils regrettent leur monotéisme, les desseins cachés des hautes instances qu’elles soient diaboliques ou autres, et songent à s’orienter vers la loi bouddhique du karma qui justifie toutes les errances et leur fera avaler la mort de leurs enfants comme un fait innéluctable. La sagesse vient de l’acceptation de ce qui est, quand la réalité prend la forme de la mort des enfants, on regrette de ne pas être parti avant eux, tant à cet instant, la vie n’a plus de sens.

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