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En finir

vendredi 22 avril 2005, par Claude Cordier

22/04/2005

S’y préparer, c’est accepter et ne prendre en charge que ce que nous léguons, et aussi sourire à nos existences futures.


Dialogue entre le psy du coin et : Quand je déciderai d’en finir :
- Je voudrais mourir d’une lente maladie qui me laisserait neuf mois, pas un de plus, c’est trop demander ?
- Une maladie affirmée, déclarée, avec traitements éventuels ?
- Oui, j’accepte tout, le temps de mettre à jour mes papiers, de finir mes manuscrits, de brûler l’incommunicable, de détruire les tableaux que je rejette.
- A mon avis, vu votre production, il faudra plus de neuf mois, disons, deux fois plus.
- Non, ce sera trop, je vais faire fissa.
- Et si vous souffrez, ou êtes handicapée, des fois que vous ne pouviez plus ni écrire, ni peindre, ni parler, ni ? Et que vous soyez sous morphine, réduite à l’état de légume.
- Mais il existe des maladies qui laissent le corps en état et conduisent à la mort.
- Oui, cela s’appelle le mal de vivre, et il n’existe aucun médicament réellement efficace, et cela finit sous le métro.
- Alors autant profiter des courts moments qu’il nous restent Le psy se tint muet. Le sage bouddhiste répondit : le suicide à petit feu détermine ton existence future. Je lui répondis : c’est bien, je régresse vers la sphère animale dont on n’aurait jamais dû me sortir.

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1 Message

  • En finir

    12 novembre 2005 09:53, par michel roszewitch
    Soyons toujours prêt à tout, à tout moment. Vivons et profitons de toute parcelle de vie. Le bonheur c’est aussi celà ! Et j’y crois, surtout en sa compagnie, ici et ailleurs.

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