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Epreuve personnelle

jeudi 26 mai 2005, par Claude Cordier

26/05/2005

Je ferme les yeux et le rêve surgit comme le diable de la boite et raconte les tentatives de suicide de mes enfants.


Je suis en un univers inconnu, une cité, les enfants y sont mal reconnus. Une petite fille me suit pas à pas, elle se sait mal aimée et me suit car moi je l’aime. Je fais un terrible effort pour me souvenir de cette nuit, qui fut ma nuit et la mienne seule, où la petite me dit qu’elle n’était pas voulue. Tout à coup, les rêves ne vous préparent rien, ils vous mettent en situation que l’on ne peut qu’accepter. La gamine a des problèmes avec ses géniteurs et les fuit, je la récupère, elle maugrée contre ses parents. Je la prends dans mes bras et lui chante une chanson, dont maintenant je ne me rappelle plus les paroles, bon dieu ! avec le rêve il faut faire très vite sinon tout disparaît. La chanson disait ... : rien je ne me rappelle de rien, lorsqu’au réveil j’aurai pu la chanter. Le cerveau est nul, de cet épisode je me souviens juste que les deux enfants se sont penchés par la fenêtre et que je me suis interposée pour qu’ils ne tombent pas, en disant : Ne vous penchez pas au delà de la limite que la balustrade vous indique. Je me souviens que j’ai consolé la petite au creux de mes bras en lui chantant un chant du genre : « nous nous aimons, nous sommes ensembles, nous nous soutenons pour ne point mourir. » La signification est très claire mais il faut que je travaille ma faculté de remembrance du détail signifiant, sinon je perds des bribes de ma vie.

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