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Rêve d’accident cérébral

mardi 28 juin 2005, par Claude Cordier

28/06/2005

J’ai rêvé que je subissais un choc cérébral cause d’hypertension, je me trouvais paralysée partiellement et hurlais : Maman !!


Pourquoi ne réclamais-je que ma mère, alors que mon mari est attentif, ma sœur et mes enfants et autres amies idem, pourquoi mon inconscient ne savait dire que Maman ? Au réveil je passais en revue les éléments de mon rêve, comme je le fais souvent : le fossé, la paralysie et mon cri primal. Ma mère c’est sûr se fera un plaisir de me retrouver tel un bébé dépendant d’elle, mais si à ce moment là elle n’existe plus ou est elle même handicapée, à qui demander de l’aide ? Mon mari fera ce qu’il peut, je le sens malade dès que je suis mal, il communie ainsi, mais mon mal être l’agace, lui qui va toujours bien et n’envisage la mort que de loin, oserais-je lui demander de m’aider à faire pipi et plus alors que je n’ose le réveiller quand mon corps est en douleur la nuit ? A contrario il sait, que moi en tant que femme/mère, j’assumerai son corps débile jusqu’au bout comme bien d’autres le firent. Ma sœur attentive, peut-être retrouverions nous ainsi un état de promiscuité enfantine, si je le fais pour elle, elle le fera pour moi, qui gagnera la course ? Moi, si elle accepte serai là pour elle. Mes enfants, difficile de leur imposer la lourdeur du sujet et surtout les déculpabiliser s’ils ne peuvent assumer. Il ne reste que Maman, même gâteuse, qui seule sera torcher son rejeton sans honte et sans dégoût. Papa t’es où, t’es déjà parti !

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1 Message

  • Rêve d’accident cérébral

    12 novembre 2005 09:51, par michel roszewitch
    Histoire personnelle : Ma femme est la seule que j’ai choisie, peut-être le seul choix de ma vie. Le seul choix conscient car je l’ai reconnue. Elle a donc une place a part, fait partie intégrante de mon moi. Comme je tiens beaucoup à moi (vous avez dit "égoïste" ?) , par CONSEQUENCE, je tiens à autant à elle. Elle rentre dans mon système d’auto-protection vitale. J’ai perdu un être très cher. J’en survis. La question suivante, pressante : peut-on survivre à la perte de soi-même, ou de l’autre soi-même, si proche mais en même temps si elle-même, comme une des parties multiples de soi-même, qu’on est ou qu’on voudrait être ? Bien sûr, elle ne sait pas, n’imagine même pas où j’en suis vis à vis d’elle. Bien sûr, que je la protégerais, comme je me protégerais moi-même face aux périls et déchéances de nos vies. C’est ainsi, ça ne se discute même pas, c’est un fait acquis. Comme on peut parfois avoir quelques certitudes dans sa vie. Ton mari pense peut-être comme moi, n’exprime pe ut-être pas ses évidences. Peut-être pas très généreux de sa part, alors que tu es peut-être plus lumineuse vis à vis de lui. Parles lui, et surtout regarde derrière ses mots, ses silences. Te connaissant, je ne l’imagine pas indifférent ! (mais peut-être que je me trompe, et qu’il ne fonctionne pas du tout comme moi !)

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