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ENIGMA-TIC, 2 OU NEUILLY ENDEUILLÉ

jeudi 10 novembre 2011, par Claude Cordier

Le délit précédent fut repris par les stups, le commissaire Bémol en ayant référé ainsi aux zautorités : la vieille a ses humeurs et le jeunot n’est pas un pro du vélo.

Je ne pus obtenir aucune information au sujet de l’interrogatoire de la gamine, je sus par la manche que la directrice de l’école fut internée aux Fleurettes suite à un pétage sérieux de la tronche de l’adjudant stagiaire qui fouillait dans ses affaires. Comme c’était férié je me promis de visiter la dame sous camisole afin d’en savoir plus sur la petite. Quand le Pulmol sonna mon serin (=mon mobile, je ne le répèterai pas, faudra suivre) pour m’envoyer en banlieue glauque sur une scène de crime sanglant. Je me sentis requinquée, je pris le métro direction Neuilly, je devais rejoindre mon alter devant la grille. Je reconnus son vélib accroché et songeais : il chourave les vélos municipaux comme je fais sauter mes prunes, nous sommes délinquants patentés. C’était épouvantable, une horreur, un désespoir pour le légiste, un manquement aux règles de décence du meurtre avec violence, il n’y avait rien sur la moquette que le corps inerte encore rose d’un vieux guru souriant. Un filet de bave perlait à ses commissures, le commissaire Trucmol s’en reput et annonça fièrement : Il y a là poison pour sûr ! Je proposais : strychnine ? Il s’engagea : Mordiator ! Le corps fut emporté avant d’être embaumé tant il se mit à puer, comme quoi l’odeur de sainteté des grands sages Hindous c’est bidon et celle des papes aussi.

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