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TON FOULARD, PAPA.

lundi 12 septembre 2011, par Claude Cordier

En faisant du tri dans mes vêtements j’ai retrouvé ton foulard en soie. Qui est devenu le foulard de moi.

Je donne à ceux qui acceptent tous les vêtements que je ne peux plus porter. La vie est si rude, on s’entraide, on échange, on récupère, on lave, on décontamine, les mites mutantes dévastatrices bouffent tout même le synthétique. Je garde ton foulard sous mes vêtements amples, bien au delà de ma corpulence, mais comme on ne sait rien du lendemain mieux vaut être lourd vêtu plutôt que de crever de froid. Quoiqu’il semblerait que la mort gelée lente soit préférable au bûcher. A ce propos, Ils ont remis en service les crématoriums afin d’éradiquer la prolifération des insectes, les mites, les mouches mortifères, les phalènes dissipatrices de rêves, les araignées dépressives, les cloportes nauséabonds et les poux copains des rats. Rien ne fut édicté contre les abeilles, elles pullulent, butinent des fleurs artificielles, agressent les chats qui ne chassent plus les rats. Mais de miel, Papa, elles ne nous en donnent pas

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