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LA MÉMÉ ET LA MER

mercredi 31 août 2011, par Claude Cordier

Il existe, chez les personnes âgées, une propension à ne pas changer d’environnement au point que tout débordement provoque un choc émotif fatal.


- Mémé ! on part demain voir la mer !
- Les vastes flots bleus ?
- Oui, comme chez Victor Hugo et déguster les huitres que tu aimes tant.
- Mais l’eau est sale, ils l’ont dit aux informations.
- Tu ne te baigneras pas, il fait trop froid.
- Alors pourquoi aller si loin ?
- Pour prendre l’air.
- L’air de quoi ? Tu trouves que je parais vieille ?
- Juste pour te changer les idées.
- Je n’ai pas besoin de voyager pour avoir des idées neuves, je lis, je rêve, j’écoute, je me raconte des histoires.
- Mais j’ai tout prévu, l’hôtel, le restaurant...
- Vas y donc à la plage, cela te fera le plus grand bien, tu sembles palot et en faible forme, moi je reste ici, la mer vue de ma tête a tout de l’océan en période de fortes marées et les ouragans imaginaires me font moins peur qu’une nuit dans un hôtel de passe.
- Mémé tu me tue !

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