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J’AI RIEN VU, RIEN ENTENDU

vendredi 29 juillet 2011, par Claude Cordier

J’ai rien perçu de ce qui se passait dans la pièce à côté, sinon je serai intervenue, bien entendu.

Quand les policiers ont débarqué, suite à un coup de fil de la voisine, cette peste ! J’étais prostrée, minuscule, malentendante, non comprenante, malodorante, sous l’escalier et n’ai rien eu à raconter de ce qui a pu se passer dans la pièce à côté. Ils n’ont pas insisté, ils devaient avoir des directives concernant les petits, et en tant que minus on m’a fort bien traitée en me conduisant dans un foyer accueillant et prospère. Ils devaient avoir pour ordre de ne pas m’interroger car s’ils l’avaient fait j’aurais tout balancé et la tata libératrice ne serait pas partie ailleurs avec les économies de la famille sans m’emporter avec elle, son trésor virtuel. Cet ailleurs limpide qui ne ressemble plus à la vie des chiens fous gambadant dans les prés de désespérance.

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