Accueil du site > Les écrits de Claude Cordier > Les Fulgures de Claude Cordier > LA FAUTE À LA MITE

LA FAUTE À LA MITE

samedi 14 mai 2011, par Claude Cordier

En hommage à Mia (112 ans) chatte siamoise amie des rats et des pigeons mais rude chasseuse de mouches et autres insectes ailés.

La cave suintait le croupi On avait rencart Au coin du placard Un gourbi gris.

Une souris fit irruption Aguicheuse et maline Et de sa voix féline Causa sur ce ton :
- Qu’est-ce que vous cherchâtes En ce triste bas fond ? Des bijoux, des agates ? De l’or, des actions ?

- Juste un tapis de laine, Dont on m’avait causé Qu’il pourrait en un été Nourrir toute ma couvée.

- Par combien de doigts Fut ce tapis confectionné ?

- Les doigts d’enfants chinois Pas raison de les compter. Ils ont tellement faim Qu’ils tissent pour un rien.

La souris comprite (comprendre en un rite) Comment la mite Aisément cohabite Avec les esclavagites. (esclaves à gites)

Je traduis au cas où La censure asiatique Mette à l’index les tiques Où même pire les poux.

Or il n’est question Que de l’invasion Par une famille d’insectes D’un tapis propre et sec Remisé aux bas fonds Du fait qu’un chat jaloux Avait pissé dessous.

La souris déclara : C’est la faute du chat En outre c’est un siamois !

Mites et ratine Devenues copines Humant la naphtaline Déversée sur le tapis Migrèrent en autre lieu A la grâce des dieux Bien leur en prit.

Le paradis sur terre Est une chimère Seul en rêve cohabitent Le chat, le rat, et la mite.

Bonne nuite !

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette