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LE DORMEUR DU BAL

samedi 28 mai 2011, par Claude Cordier

Face au désespoir affiché Par les êtres aimés, Autant qu’il m’en souvienne De mes lectures anciennes Mieux vaut décamper Et les laisser déraper.

Est-il malade ? Il dort tout le temps ? Serait-il paresseux ? Juste médicamenteux.

Et que soigne-t-il séant ? Un mal être nauséeux. En ce sas je lui conseille Ma décoction de salsepareille Et derechef le revoie Remplir sa feuille Au Pôle Emploi.

Il ne saura point le faire Tant il accuse misère L’existence heureuse Lui fut reniée par sa mère Peureuse et peu rieuse.

Puisqu’il s’embête Réveillons-le de ce pas Et allons à la fête Estourbir ses tracas.

Las, n’y comptez point Il a déjà passé la porte Et ne vit plus qu’en rêve Le passé est lettre morte Les secondes brèves Et le futur trop lointain.

Et toi, comment vas-tu ? Tu sembles jouir de bonne tenue Laisse moi te guider au bal Et oublions ce dormeur fatal.

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