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PHRASES MOROSES DELTA (DU FLEUVE DE NOTRE IMAGINAIRE)

lundi 28 février 2011, par Claude Cordier

Je dois mettre les choses au point, je ne suis pas méchante, j’en veux à TOUT le monde c’est tout.

Dans l’ascenseur, il faut bien regarder avec qui l’on monte, au cas où on y resterait coincé, la désincarcération prend longtemps et il y a des têtes qui ne vous disent rien, vraiment rien, même à y regarder de très près.

Je suis prudente, même par beau temps, j’ai toujours avec moi un parapluie et un imperméable au cas où je doive porter secours à autrui. Le parapluie ne convient pas aux héroïnes.

L’activité sexuelle n’est ni vitale ni superflue, le juste milieu existe, il dépend de la santé et de l’âge et se situe plutôt juste en tournant à gauche après la porte de la cuisine aux environs du lit.

Un bon point pour l’idiot de service qui a renversé sa poubelle dans l’escalier. J’ai glissé sur l’ordure, je me suis rétablie habilement, tout cela a bien fait rire la concierge. Elle rira moins, la garce, quand elle devra nettoyer.

Un matin, vous vous réveillez et il n’est plus temps, de rien, ni de laver le linge, ni d’apprendre le sanskrit, ni de téléphoner à la cousine de Pau, c’est tout trop tard. Il fallait y penser avant.

Conversation avec anorexique :
- Le nutriment c’est du manger ?
- Pas toujours.
- Manger c’est pas se nourrir ?
- Non on peut manger ses ongles, ronger son frein et toute sortes de choses guère nutritives.
- Mais si on se ronge les sangs, c’est nutritif ?
- Oh mange ta soupe, tu m’agaces !

Si vous croisez quelqu’un content de lui même et qui le dit, ne le détrompez pas, il est probablement le seul.

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