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LE COUDE

mercredi 1er septembre 2010, par Claude Cordier

Exemple d’un cas pathologique réel, actuel mais étrange qui peut inspirer un texte.

Un matin, Il perçut que son coude gauche le démangeait. La nuit, Il avait senti quelque douleur en se retournant dans le lit. Rien de bien grave, ce coude était resté sensible depuis une chute où Il avait privilégié la sauvegarde de l’appareil photo, tenu en main droite, au risque encouru par le coude gauche. Celui-ci s’en souvint, la blessure fut traitée trop vite, l’os ne se ressouda pas correctement imposant des douleurs chaque fois qu’Il le heurtait, soit en poussant du coude un pote pour une blague, soit dans la foule. Au cinéma, Il prit garde à se placer à gauche de sa mère qui avait la fâcheuse tendance à s’agiter pour un rien. Un après midi, Il constata une chaleur torride en son bras gauche, Il faiblit, sa tension chuta, la nausée le prit, la fièvre monta, une excroissance de la taille d’une noix apparut à l’extrémité de son coude douloureux. Le médecin diagnostiqua une infection sous cutanée, traita par antibiotique et anti inflammatoire, si inefficacité, imposa qu’il faudrait inciser et vider l’humeur purulente. Un soir, Il accueillit joyeux, après une brève souffrance, un être minuscule, la tête grosse comme une noix, qui s’extirpa des chairs meurtries, le salua bien bas, recousit la plaie et s’en fut aliéner un autre corps en souriant. Depuis, Il ne ressent plus aucune douleur ni au coude ni ailleurs.

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