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J’étais arrivée au zoo à l’heure où l’on nourrit les éléphants de mer

vendredi 11 novembre 2005, par Claude Cordier


et autres phoques, un monsieur bien vêtu jette aux mammifères marins des poissons, genre maquereau. Les affamés sortent de l’eau, s’agrippent au béton et repartent avec leur poisson. Peu après je gerbais sur le gazon, me demandant pourquoi cette situation me mettait si mal à l’aise. J’ai compris quand j’ai croisé le regard de l’ours polaire, le fou déglingué qui arpente de manière mécanique le même espace, sans jamais poser la patte dans l’eau, son regard m’a renvoyée directement vers mes ancêtres, qui eux arpentaient la banquise en toute liberté. Si tout un chacun se souvenait, un tant soit peu, de ses vies passées en tant qu’animal, nous éviterions peut-être des massacres. Peut-être pas, car l’homme ne rechigne point à détruire sa propre descendance, alors les ours ? Les ourses femelles s’y prennent à deux fois avant de rejeter un petit, mais les femelles sont une sorte d’exception, tandis que le mâle se baffre du tout venant même un petit de son espèce. Faut-il comprendre que ce ne sont que les femelles qui perpétuent l’espèce. En cela elles portent un lourd tribu au nom de l’humanité future et de tous les ravages qu’elle va y perpétrer.

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