Accueil du site > Les écrits de Claude Cordier > Les Fulgures de Claude Cordier > REMONTER SA CULOTTE

REMONTER SA CULOTTE

vendredi 25 juin 2010, par Claude Cordier

Le titre est accrocheur, le reste moins. Ce texte m’a été inspiré par le fait que mon péroné gauche est fracturé et par mon angoisse de me rendre aux toilettes, car sur béquilles je m’y suis fracassée 2 fois.

La problématique concerne en priorité les femmes dépourvues d’appendice leur permettant d’uriner par une ouverture pratiquée dans la culotte, dite braguette, le summum en matière d’aide à la déjection du liquide malodorant. Les hommes aussi se trouvent, chaque jour si tout va bien niveau tuyauterie, devant nécessité de descendre culotte et de poser derrière sur cuvette de watèreclozette, de l’anglais eaucabinet, ou cabinet du français cabine « réduit isolé »,non éjectable ! L’humain occidental ou urbain, honteux de ses déjections, au lieu de les étaler sur la moquette à l’aide de ses pattes arrières comme font certains mammifères tel le rhinocéros afin de marquer son territoire, s’oblige à les placer dans un récipient et à les reverser dans les eaux communes. WC pour les grands et pot pour les petits qui aimeraient bien déféquer n’importe où quand ça leur chante. La grosse commission émise, la difficulté consiste à s’essuyer correctement puis,en déséquilibre sur une jambe, parvenir sans aggraver son état, à se relever du siège,tirer la chasse d’eau qui n’est plus qu’un poussoir (imaginez mon enfance avec la chaîne et le risque de recevoir le réservoir sur la tête),désodoriser pour le suivant et remonter sa culotte d’une main. L’horreur 6 fois jour et nuit !

Répondre à cet article


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette