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IL FAUT QUE TU CESSES DE RACONTER

jeudi 10 juin 2010, par Claude Cordier

notre vie intime à tout le quartier.

Je perçois l’air goguenard du charcutier qui me propose des saucisses bien épicées. Je comprends la mine réjouie de la pâtissière qui me présente ses brioches fumantes. Cette façon qu’à la crémière de me balancer le camembert, il est mou et bien fait ! Et le crémier en rajouter : mon Saint Marcellin il est très fin mais il ravit le palais ! La maraichère, vieille et compréhensive me propose un long concombre en disant : sa verdeur contentera votre épouse, il est très digeste si épluché. Le poissonnier hurle à mon endroit : sentez mon beau poisson et surtout mes crevettes et mes moules pas fraîches ! Le summum fut le pharmacien qui énonça à toute sa clientèle que les préservatifs commandées par Ma Dame devaient être au chocolat. Je me sentis démasqué, pris au piège, mon addiction, honteuse, au chocolat était dévoilée au vu et au su de tout le village. Éprouvé, rentrant au logis la tête basse et le reste aussi, je t’entendis me proposer : Et si on se faisait un Banania chaud et le reste aussi ? Il faut que je cesse de me raconter des histoires.

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