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SWEET VALENTINE, SO SWEEETY

lundi 1er mars 2010, par Claude Cordier

Ridicule comme prénom Valentin, d’autant plus depuis que mon father nous fait vivre aux states à cause de son job, je m’entends appeler Valentaïïne, par toutes les chèvres du lycée international.

La fête ici c’est bonbons roses et cœurs enlacés, cartes mignonnement dessinées et SMS dédiés. Pour le bal du 14, une gamine de douze berges m’a invité. Je suis passé la saisir chez ses parents, absents, le jeune frérot, isolé, hurlait dans son lit à barreaux. Elle était fringuée comme une pute de la rue des putes à Paris, j’sais plus où elle se trouve à c’theure cette fameuse rue. Je ne connais plus grand-chose de la France, les news n’en parlent qu’en cas de discorde entre gouvernements ou de catastrophe naturelle. Comme à cette date il n’y a ni l’une ni l’autre, les médias ne causent plus français. La honte au front, j’embarque la donzelle (petit reste de mes lectures françaises). Elle, toute fiérode (ça c’est une création qui vient de fier et d’érodée = fier sans trop l’être, comme quoi elle envisageait le pire), me présente aux autres chèvres rieuses et étincelantes comme des Barbies anorexiques. Nous dansons, nous buvons, nous absorbons des petits bonbons mauves, elle se jette sur moi, dégrafe mon : Je lui dis, restons en là petite ! Je propose de la ramener chez elle, elle vacille, titube, douze ans déjà imbibée. Je la dépose exsangue, fallait pas m’inviter.

Signé : Valentin le désossé vampire du supermarché.

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