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Chère Tata

lundi 1er mars 2010, par Claude Cordier

Je commence à aimer ma nouvelle villégiature, tu dois le constater au fait que le papier est sec, se morfondre n’est pas une solution, tu me l’as souvent enseigné.

Je suis très actif, j’ai même débuté dans l’atelier de confection d’ours en peluche made in China, je sais nous ne sommes pas en Chine, mais le label permet de revendre les oursons à bas prix. Le chef dit que je suis expert en oreilles. Le travail n’est pas facile mais la satisfaction d’obtenir au bout de la chaîne un animal bien rembourré me contente. Un camarade, un peu révolté, a osé mettre un costume rayé noir et blanc à une peluche, il en a été vertement réprimandé, on ne rigole pas avec la demande du client. J’ai pensé en mon fort très intérieur que cet ourson bagnard ferait fureur dans les milieux branchés. A propos, peux-tu m’envoyer des piles, les miennes disparaissent dès leur arrivée, drame de la communauté et je me sens faiblard. Toutefois, nous sommes une joyeuse bande de rigolards et je ne te raconte pas les parties de boulettes mie de pain à la cantine ni les glissades dans les douches, ça je ne te raconte pas. Je te quitte, pour joindre mon groupe de yoga, il paraît que j’en ai grand besoin, je le crois volontiers, maître Renard grâce à cet argument m’a gagné dix ans. Tu le sais il ne faut pas m’énerver et maman, ta sœur, était exaspérante, d’ailleurs tu m’as souvent confié qu’on aurait dû la noyer à la naissance, comme font les chinois, tu m’as aussi dit que les ciseaux à couture n’était pas une arme, je ne recommencerai plus, c’est pour cela que je sors dans cinq ans, a dit maître Renard sous la douche. Gros bisous. Ton petit lapin électronique.

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