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Ma vie rêvée en préférence

dimanche 2 août 2009, par Claude Cordier

Fermer les yeux et s’endormir d’un coup est le propre de celui qui ne souhaite pas se souvenir de ses rêves, donc de ne tenir aucun compte d’une vaste et fastueuse partie d’un cerveau créé pour l’universel.

Les yeux clos, attendre que la lumière apparaisse après le sombre, laisser filer les nuages et les ombres. Percevoir les paysages, flous en prémisse, puis détaillés, une ville, un champ, une rue, une maison, pas exactement celle où l’on vit, ou une autre jamais visitée, des gens inconnus puis la famille envahissants, les aimants pénibles, les bébés mal entretenus, les voyages interstellaires, la difficulté de m’extirper de ce corps pour voler plus haut. Savoir en rêve que l’on rêve et détourner les obstacles ou les provoquer, poursuivre l’action, malgré un court réveil pour uriner, adapter les personnages en fonction des rêves précédents, technique cérébrale qu’aucun chercheur n’a pu explorer et que je pratique régulièrement. Cette nuit, sous menace de fin de ce monde, il m’a suffit de marcher trois pas au centre de ma chambre d’enfant, sans bruit, les yeux clos, pour que des particules blanchâtres envahissent l’horizon et me fassent léviter haut vers les nuages et entrainer dans mon vol ceux que j’aime. Si les dieux, divinités,esprits, ancêtres, démons, existent, ils sont très forts en création de mes rêves d’une richesse infinie. Si ce n’est que mon petit moi qui produit ces superproductions en 3 D, sonores, sans censure, dont je me souviens comme d’un film, alors je me remercie et me recouche.

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