Accueil du site > Les écrits de Claude Cordier > Les Fulgures de Claude Cordier > Demain c’est Kippour

Demain c’est Kippour

mercredi 8 octobre 2008, par Claude Cordier

Il va se réveiller tôt, prier et faire le coup de la disparition puis réapparition chez sa mère pour le pot aux feux,cuit et recuit. Comme je l’aime et le respecte, je songe qu’en ce jour là tout ce qu’il fait est bon pour son karma.

Kippour n’existe pas dans le petit Robert 1, je parcours le petiot Robert 2, je croise Kipling, qui illumina mon enfance par son livre de la jungle et me fit retourner, en âge avancé, vers ces bêtes singulières qui nourrissent notre terre. Je me conforte en l’idée que cette fête n’intéresse que les juifs et pourtant il est question de grand pardon qui nous concerne tous, nous qui avons mal jugé, mal compris, contesté, détesté, rabroué, conspué, méprisé, peu écouté ces gens comme nous qui tracent notre histoire. Demain, je vais dormir longtemps en hommage à mes vies antérieures, j’arroserai les tombes des âmes animales que je n’ai pas su disperser. Kippour ne rime à rien, tous les peuples se font la guerre, personne n’aime personne, chacun ne pense qu’à soi, les autres n’existent pas. Que Dieu se demande pourquoi ses petits ne lui ressemblent pas.

Répondre à cet article

1 Message

  • Demain c’est Kippour

    11 octobre 2008 13:55, par michel roszewitch
    Pardon et Amour Kippour, c’est une expérience personnelle. Un arrêt, une trêve, une longue réflexion, une méditation. Un jour pas comme les autres. Une empathie vers le monde, vers son prochain, juif ou non juif. Une empathie vers tous les hommes. Kippour, c’est un déversoir d’amour. C’est un moment de recul au milieu d’un monde fou. Et le soir, après le "chofar", on n’est plus tout à fait le même. Peut-être un peu meilleur. Peut-être plus apte à aider l’autre, avec une envie de l’étreindre. Mais pour moi, Kippour, ce n’est pas me refermer sur ma communauté, pour être entre soi. C’est plutôt m’ouvrir davantage sur le monde. Entre ce Kippour et le précédent, je me suis découvert de la famille Tibétaine. Elle me manque autant que la mienne lorsque elle est absente ! C’était mon 53ème Kippour conscient, dans une synagogue. Cette présence, c’est un peu comme un caillou régulièrement jeté sur le chemin de ma vie. Un repère, une lumière au milieu d’un chemin zig zagant . Je ne me suis pas levé tôt ... (pour une fois). Pas de radio, ni dans la salle de bain, ni dans la voiture (bien sûr je devrais marcher, si je faisais celà dans les règles). Mais j’étais détendu, depuis que dans ma deuxième vie une femme aimante me respecte totalement. Grand merci.

    Répondre à ce message


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette