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Frustration de la cadette

vendredi 20 février 2004, par Claude Cordier

catégorie Psy à créer. Antropomorphisme voulu car nos animaux familiers endossent nos maux et les amplifient, pensons à nos enfants qui leur ressemblent tant.

Je vois bien que la maman ne me préfère pas, bien qu’elle semble se soucier de moi autant que des autres de la famille. Hier, en rentrant du travail, mon frère lui a indiqué (comme quoi quand elle arrive elle ne se jette pas sur moi pour contrôler si j’existe, elle est fatiguée mais va contrôler les mails de ces gens qui ne savent même pas que j’existe, et d’ordinaire je ne pose pas de problème), que j’avais l’air bizarre, que ma tête penchait à droite. Alors, elle se précipita sur moi, reconnut le fait et s’affola (elle pense toujours à la mort et comment l’assumer, après elle sait faire avec ses croyances, c’est l’entre eux qui la stresse).Elle appela SOS vétérinaire, demanda le silence dans la maison pendant l’attente car elle avait constaté qu’au moindre bruit je sursautai et ma tête virait de bord. Le véto vint et diagnostiqua un accident cérébral vasculaire, me fit une piqûre qui me permit de manger et de dormir tranquille. Ce matin elle me parle gentiment et me caresse, mais je sens bien qu’elle préfère toujours l’aînée qui dort avec elle et lui en redemande. Elle fera ce qu’il faut pour me tenir en vie, en bonne maîtresse, mais ne comprendra jamais la distance que je mets dans mes relations affectives de façon à n’être point dévorée. Il faut que je tienne la barre, pour pouvoir prendre la place de l’aînée quand le grand âge l’aura faite disparaître (quoiqu’elle soit spécialement gentille quand je vais mal), pour que ce soit la maman qui m’en redemande.

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