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Quelle joie de pouvoir vous écrire

vendredi 6 février 2004, par Claude Cordier

On ne peut demander aux dirigeants que ce qu’ils peuvent donner, quand ils sont minables on se sent pauvres.

Monsieur mon président bien aimé. Quel bonheur de savoir que vous pourrez me lire, vous à qui je dois tout, mon travail, mon logement, mes avantages sociaux, mon jardinet à l’ouest, mon balcon à l’est, mon living au centre, mes distractions financées. Merci également pour votre compréhension quand je pète un plomb, c’est votre gracieuseté qui m’envoie l’aide requise. Vous avez même eu la gentillesse de participer à la fête d’adieu de mon collègue décentralisé, local 72, bâtiment Z, toute l’équipe vous en est reconnaissante. Nous vous sentons proche de nous, si proche que parfois, mais j’abuse, nous pourrions penser que vous êtes comme nous. Merci encore pour la possibilité que vous m’offrez régulièrement de me faire huiler gracieusement au bloc 25, on se sent soutenu dans notre tâche quand on est huilé à l’oeil. Respectueuses salutations distinguées et ce qui s’ensuit de plus favorable, et si vous y pensez songez à me déconnecter en novembre, je ne supporte pas les froidures. Votre compatriote.

Humanoïde 4812 section 340

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