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Mon père nous en fit voir de terribles

vendredi 16 janvier 2004, par Claude Cordier

On vous a éduquée à la dure et vous en ressortez durcie mais malléable à merci.

Nos parents étaient issus des jeunesses…istes et ne reculaient devant aucune épreuve. Ils fallait que leur progéniture soit forte, aguerrie aux éléments les plus terribles, comme pour nous préparer à une guerre prochaine. Ainsi, on nous plongeât, sur le dos de papa, dans la Marne gelée, et nous trouvâmes le dessous de l’eau fort joli et vert, sauf moi qui fermait les yeux. On nous fit dormir en bivouac par moins 5, sous la tente, le duvet de ma sœur diffusait ses plumes, j’en suis sortie éternuante et gelée. On nous fit chausser des skis pour descendre des pentes pas préparées, je pris ma première gamelle avant 5 ans et n’ai plus accepté que la luge. La guerre est venue, bien loin de notre terre, et je me suis dis que l’éducation de mes parents avait raté son but, mieux aurait fallu nous entraîner à la survie dans le désert qu’à l’épreuve du froid, je déteste les fortes chaleurs et les pieds dans le sable, attends le blizzard qui ne vient pas, papa tu as tout faut, la banquise fond, les ours polaires voient leur espace se réduire, à quoi à servit ma pneumonie d’enfant ? Papa, au cours d’un rêve, répondit :à t’aguerrir petite soldate du monde que tu sois humaine ou oursonne tu sauras braver les éléments quels qu’ils soient.

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