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Le type charmant

mercredi 13 juin 2007, par Claude Cordier

La vie vivante est si difficile que parfois il suffit d’un geste amical pour éviter que l’on renonce. Demain est un autre jour.

Y’a un type charmant qui me tient la porte Il existe des gens charmants, peu imbus d’eux mêmes, qui nagent autour de nous en eau légère et font leur possible pour nous rendre la vie agréable, porter la poussette dans l’escalier, laisser la place assise... Ils se reconnaîtront. Et puis il y a les nocifs qui sur la quai du métro à 8H30 vous assènent : « Allez les bœufs à l’abattoir » Nous passons outre, désolés et contrits que ce langage provienne d’un sans abri, sans boulot, et nous les travailleurs, bœufs de la société active, nous allons à l’abattoir en songeant que parfois ce nocif est plus libre que nous. Et ceux qui vident mon sac pendant que je tiens la petite en l’air pour qu’elle voit le spectacle. Et ceux qui violent la gamine qui a prit le mauvais chemin entre la cave et son chez soi. Et ceux qui maltraitent la mémé pour trois sous de retraite. Et ceux qui ne seront jamais sociables tant la vie les a malmenés Néanmoins il existe des gens charmants, ceux que nous fréquentons, que nous appelons au secours quand l’envie de passer l’arme à gauche nous prend en ce matin où il va falloir affronter le dingue du métro, le mendiant de la correspondance, le patron excédé, tel ce monsieur qui me tint la porte en ce matin brumeux et évita que je rebrousse chemin et retourne en mon asile égoïste.

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