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GRAMMAIRE 5

vendredi 30 avril 2004, par Claude Cordier

Dernier cours, merci aux élèves attentifs et qui mettront en pratique ces leçons pour le plus grand plaisir des commentateurs qui font des remarques judicieuses sur l’orthographe des fulgures. Bonsoir !

Participes passés suivis d’un infinitif. « Il a perdu la bague qu’il m’avait dit lui venir de sa mère . » Quel acte manqué ! La bague, le lien, avec sa mère, perdu, disparu, par imprudence ; orphelin et sans le moindre objet pour se souvenir. La malchance le poursuit depuis que son amie l’a quitté. Il n’eut de chance d’ailleurs qu’au tout début en échappant au massacre lorsqu’il était petit enfant. « J‘ai fait tous les efforts que j’ai pu, mais je n’ai pas eu tous les succès qu’il aurait voulu. » Il, cela doit être le tuteur ou l’oncle assassiné, qui auraient souhaité que je passe le concours et que je remporte haut la main le prix littéraire, mais j’ai dû vendre ma maison pour payer mes dettes, je suis à la rue, mon manuscrit s’est dilué sous des tonnes de neige, ce n’est pas ce que l’on appelle le succès. Et pourtant : « Cette victoire je l’avais pressentie. » Pressentie mais non obtenue. De plus, je n’ai même pas l’impression d’avoir vraiment assimilé les règles et cas particuliers de notre chère grammaire (catastrophe finale). En conclusion : « Ne tolérant pas d’autre emploi, pu est toujours invariable. » Au moins ça c’est clair et net, il n’y a pas à discuter, enfin une certitude dans ce monde aléatoire soumis aux caprices des dieux, une vérité pareille fait chaud au cœur. Ce qui est invariable ne change pas (pléonasme). Je clos ici le cours car moi je suis extrêmement changeante, imprévisible et adaptable, pas comme La GRANDMERE.

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