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GRAMMAIRE 2

jeudi 29 avril 2004, par Claude Cordier

Je poursuis la démonstration du fait qu’insidieusement l’enseignement de la grammaire insinue dans nos jeunes têtes des pensées négatives.

« Le peu d’effort qu’il fait explique ses échecs » Il est trop paresseux et probablement trop bête pour réussir le concours, lui non plus. « Plus d’un le regrette... » Où est-il ? Est-il mort, disparu, parti aux antipodes ? Le comble : « C’est un des rares romans intéressants qui aient paru cette année. » Décidément, le monde littéraire est aussi pessimiste que celui des grammairiens, les bons romanciers se font rares, les éditeurs ne publient que des horreurs. Plusieurs sujets. « Mon père et mon oncle chassaient souvent ensemble. » Ils n’allaient pas aux fraises ou au cinéma, le père et l’oncle, non ils massacraient des bêtes innocentes et revenaient les mains ensanglantées. Bon, là j’ai un exemple positif, qui va me remonter le moral un instant : « François et toi, vous êtes en bon termes. » Eh bien tant mieux ! C’est toujours ça de pris, ce n’est pas grand chose, je ne connais pas de François mais je suis heureuse pour toi, d’autant que par la suite cela se gâte sérieusement, donc sourions un moment. Cas particuliers : « La crainte ou l’orgueil l’a paralysé. Ni l’un ni l’autre n’emportera le prix. » C’est le même cas que le concours ou les talents littéraires, tous des nuls. « La peur ou la misère ont fait commettre bien des fautes. » ça c’est bien vrai et cela ne s’arrange pas.

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