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LA PORTE ou autres frustrations

vendredi 9 avril 2004, par Claude Cordier

Le féminisme ne sera que si nos petits garçons prennent le relai, le racisme s’éteindra quand nous serons tous métis, l’emprise du pouvoir n’aura que peu d’impact si le non que nous exprimons est sincère.

Y’a un type qui me tient la porte, un autre qui me dit « bonjour ! », un troisième qui m’aide à porter ma valise pour monter l’escalier. Et 997 qui me claquent la porte au nez, qui ne me laissent pas leur place dans le métro quand je suis fourbue (il fut un temps où les hommes fatigués prenaient sur eux). Les femmes sont devenues égales des hommes pour les basses œuvres et subsidiaires pour les directions. Quand elles se trouvent dirigeantes en territoire ennemi, elles se regroupent. Puis, dès l’absence constatée du mec potentiel imposé par le ministère, elles mettent l’accent sur la hiérarchie entre elles, se tirant dans les pattes, au lieu de se soutenir au cas où la présidence impose un nouveau mâle . Alors, elles se feront toutes petites, et cinquante ans de lutte aura été balayée d’un trait. Il n’empêche que l’on trouvera toujours sur notre chemin un brave gars qui portera notre valise, pour rien, juste pour aider, pas pour montrer ses muscles, un comme vous et moi, enfant de la terre, sans préjugés et libre penseur, un à qui on pourra dire : merci mon fils.

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