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Topographie de l’horreur, Berlin 2005

samedi 22 janvier 2005, par Claude Cordier

Je parcours ces photos que je pris cet hiver à Berlin. Jolies les ambassades du tiers monde ! La ville se reconstruit, belle et riche, sur le sang et les larmes. Jeune berlinois, mon frère,souviens toi et transmets à tes petits l’inoubliance absolue.

L’un des points clefs de la visite en bus fut « check point Charly »,passage mythique entre l’est et l’ouest.On nous le montre ce fameux mur, bien blanc,ou enjolivé de décorations d’artistes dont il ne reste que peu.Nous visitons donc Berlin et nous trouvons en un lieu neutre, le long du fameux mur, avec par derrière ces bâtisses moches qui font l’est,tout est moche venu de l’est, comme si la beauté ne pouvait émerger que de l’ouest mais en 44 d’où venait la beauté ? Le bus nous arrête en un lieu dit « La topographie de l’horreur » c’est une rue, un bâtiment ex musée des arts décoratifs(par ironie ce jour expo japonaise) et un terrain vague jouxtant le Mur et en sous sol des petites pièces carrelées intactes (pourquoi ce carrelage, pour laver quel sang ?) c’était l’Ecole des arts décoratifs transformée en siège de la Gestapo et rasée depuis et des photos alignées des dirigeants exterminateurs, l’organigramme de l’administration tueuse et nous touristes regardons le tout sous la pluie pour bien mélanger les oppressions, les confondre, les malaxer, faire des bourreaux les victimes (merci Staline).On nous rabache (le correcteur me propose rapace) que Berlin fut détruite à 80%, mais comme elle est bien reconstruite par des architectes de valeur, je prends des photos. Au zoo j’ai vu un ours polaire qui divaguait, je me suis mise à tourner en rond dans l’enfermoir (le correcteur me propose enfermement) de la conscience, une gifle magistrale m’a remise dans l’avion.

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