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Mémé le tricot phase 2 autobio

vendredi 15 octobre 2004, par Claude Cordier

Autobiographique Suite de l’épisode précédent, où le virtuel rencontre le réel et s’y fond (je fonds..ahah).Ce que nous sommes sans le souvenir ? Nous sommes tout car nous mêmes, cet arbre généalomachin entrave mon envol. Un grand condor qui adore.

Le héros informaticien (il en faut si, si, des héros même dans ce milieu) guettait chaque matin le contact avec le cousin éloigné, survivant de l’exode, récipiendaire du souvenir. D’autant qu’il abreuvait son désir de connaissance généalogique d’une somme d’informations qui remontait à l’an (l’an de fiel où l’on n’est plus rien, où le fait d’être juif réduit la valeur de l’être à une serpillière). Les échanges furent si nombreux qu’ils nourrissaient l’un et l’autre d’un passé qu’ils ignoraient, la naissance d’une tante, la mariage tordu de l’arrière grand papa, les mésalliances, divorces, brouilles, et les petits, en photo jointe, qui perdureront le sang, celui qui a coulé par trop de fois pour d’indignes raisons et le petit qui leur ressemblent tant. Pendant ce temps, la mémé tricotait des chaussons roses et bleus avec nœud dont une paire plus grande que nature s’adapta illico aux pattes d’un lapin, qui ainsi s’inventa une famille, toute une lignée et un arbre généalogique bien au dessus de la moyenne. Il entonna : Vive les souris la la la….(à qui de lire Maus de Art Spiegelman) Etre lapin ne veut point dire que le rat nous est étranger, être humain ne signifie pas non plus que toutes les autres espèces ne nous soient pas proches, être vivant impliquent que nous devons compter sur les morts autant que sur les vivants, et c’est juste mesure.

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