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Papamamanjétouffe

jeudi 7 octobre 2004, par Claude Cordier

La juste distribution des âmes ne fait aucune erreur, vous êtes là où vous devez être et vos parents sont ce qu’ils sont.

Papamaman vous faites tout trop bien, vous m’aimez trop fort, je ne sais comment répondre, sans langage intelligible, mes deux poings serrés, mes cris. Mais mes cris vous alertent, et je vous sens anxieux : le petit est mal, là ou là où le docteur le dira, le petit est entre de bonnes mains scientifiques et affectives. Je ne dors pas quand le jour est nuit, je babille et hurle un peu, juste pour chanter avec le chat qui miaule à la lune, noctambule comme moi. Les Papamamans ne supportent pas mes vocalises à 2 H du matin et me placent en creux entre eux deux dans leur niche profonde pour m’aimer plus encore et pour que je me taise. Après deux mois, je ne sais toujours pas qui sont ces Papamamans bien intentionnés, ni tortionnaires, ni pédophiles, ce couple qui attendait un petit d’homme et reçut un ourson. Papamaman attendirent sagement ma deuxième année pour me lâcher sur la banquise, je ne tenais plus dans la baignoire. Si tous les Papamamans savaient entendre le sombre cri des petits dans la nuit… si l’humain se reconnaissait enfin mammifère primate, omnivore, issus et dépendant de notre MERE la TERRE. Si tous les Papamamans savaient passer le message aux petits, on pourrait croire que la Terre serait éternelle. On pourrait....si

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