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Rien à déclarer ?

vendredi 23 février 2007, par Claude Cordier

Je cherchais la rue des rêves et buttais sur un barrage.

Un gars stylé me demanda : Avez-vous quoi que ce soit à déclarer ?

Je songeai : Enfin on me demande mon avis, on ne passe pas outre, on tient compte de mon évidence, on sent mon souffle, on entant lorsque j’éternue, on est prêt à affronter mes différences, enfin ils savent que je suis réel !

Le gars ajouta : Faites vite, le temps passe, z’êtes pas tout seul. Je murmurais : moi ? Il dit : non pas vous. Je dis : si moi. Il dit : bon, z’êtes passé avec des Moindres, rien à dire, passez ! Moi : mais qui sont ces Moindres qui passèrent avec moi ? Lui : des petits obscures, n’avez vous jamais été contacté par ceusses du dessous ? Z’avez jamais touché l’aimable ?

Je cherchais la rue des rêves et je buttais sur moi même. Moi et mon associé le raton, on a créé une société où rien n’est à déclarer et surtout plus rien à dire, car tout le fut en son temps et bien joliment, alors on se raconte nos rêves et on s’en nourrit mutuellement. On a propulsé nos pensées et songes sur des ondes invisibles, peu sonores, mais sensibles à qui sait les percevoir. Des rêves nous sont revenus comme autant de langages précieux, lourds à décrypter, dont celui du gars stylé. : Il tentait de gravir une montagne embrumée et dépassé par un chevreau perdit l’équilibre et sombra, petit caillou dans la ravine. Le raton, philosophe, dit : Le style ne suffit pas au rêveur, pour voler il faut l’esprit.

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